LAMENTO

4 monocordes, comme un retour à la source, nous rappellent obstinément à la bas(s)e du Lamento della Ninfa de Monteverdi, maître des sentiments qui nous ramène à l’humain, sacré, inlassablement cyclique.
La boucle, fondement d’un tout,
le cercle des rites payen,
le cycle de la vie,
sédimentation de perles irrégulières,

L’eau, les pierres et la lumière pour ornementer et recomposer cette décomposition* célébrée par des réminiscences
Un pendule en hommage au fil des bâtisseurs pour que le dessin prenne vie dans la pierre et se perde en volutes infernales

  

 

Reflets et traces d’une histoire commune, réalité collective, sensible, qui se répète et se transforme obstinément…

 

 

S’il y a un trouble dans les Ménines de Vélasquez, c’est bien ce miroir insensé. L’image du reflet est incompatible avec la logique représentative de la scène. Niant toute vraisemblance, sa surface contredit l’espace interne du tableau.

Ce miroir, brillant dans la pénombre, n’est pas normal. Il ne reflète rien, en effet, de ce qui se trouve dans le même espace que lui: Ce n’est pas le visible qu’il mire .

Considérons être toujours au moins trois devant le tableau : le spectateur, concentré ou distrait, le modèle, et le peintre. Et dans cette triade, les différents acteurs ne cessent d’intervertir leurs places, jusqu’à se confondre en un seul et même regard . À l’œil du peintre, se substitue alors la vue du visiteur.

Ici, ce sont les regardeurs – témoins oculaires et auditifs – qui font le tableau.

 

Cette installation a été présentée au CCR d’Ambronay et à La Ferme du Vinatier (Bron)

 

  Contact : association Prune85 / les85prunes@yahoo.fr